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2000 06 22 * zdnet france * L'écoute des réseaux, un sport international * Jerome Thorel

Au moment où les révélations autour du réseau Echelon mettent en lumière les risques d'une surveillance systématique, l'Institut européen des normes en télécommunications (l'ETSI) met la dernière main à une sorte de vade-mecum technique de l'écoute moderne.

Contrôle judiciaire

Un document préliminaire de l'ETSI, obtenu par ZDNet France, explique comment les "réseaux intelligents" (voix et données, dont l'internet) devront être configurés pour permettre de procéder aux "interceptions légales" .

Pour l'un des experts qui a été consulté sur ces questions par le Parlement européen, "l'objectif est de placer à des fins policières des machines Unix dans tous les centraux téléphoniques, toutes les passerelles d'échanges entre opérateurs et tous les principaux "n˙uds" du réseau internet" (lire notre enquête complète).

Renseignements clandestins

Ce dispositif technique n'est que le prolongement d'une volonté politique (une résolution du Conseil européen de janvier 1995), et de discussions informelles menées depuis sous l'égide d'un programme de coopération policière surnommé "Enfopol". Ce groupe a été cité à de nombreuses reprises par Duncan Campbell dans son rapport sur Echelon présenté devant les députés européens en février dernier.

Si Echelon, par son aspect clandestin, est plus une arme de renseignement, le dispositif dévoilé par l'ETSI est un outil juridique. Reste que pour l'Union européenne en général et pour la France en particulier, la surveillance électronique est devenue une préoccupation majeure.

Le double-jeu français

Echelon, chasse gardée des anglo-saxons ? Pas vraiment, comme le montre notre enquête. Les pays de l'Union européenne liés de longue date à l'Otan (Danemark, Allemagne, Finlande, Grèce Italie, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Espagne et Suède) sont des alliés non-déclarés du réseau Echelon, tout comme le Japon, selon des sources américaines.

Le rôle de la France est plus ambigü : elle exploite son propre réseau d'interception électronique, dont se vantaient déjà des agents de la DST en 1998 (lire dossier spécial). Réputé moins efficace que son grand frère anglo-saxon, "Frenchelon" couvre néanmoins une grande partie de la planète.