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Objectif : les casernes algériennes

Pourquoi la DGSE s'est-elle installée là en 1997, au milieu des marais, sous le mont Canigou, à quelques kilomètres de Perpignan ? Ici, dans la station d'écoutes de Saint-Laurent-de- la-Salanque, pas d'immenses paraboles, mais une vingtaine d'antennes "parapluies". Chacune mesure à peu près quatre mètres de haut.

Dans cette base secrète, on n'écoute pas les satellites, mais les ondes radio qui viennent de l'autre côté de la Méditerranée - d'Algérie en particulier. Il a fallu près de dix ans pour que le projet de Claude Silberzahn, le patron de la DGSE à la fin des années 80, aboutisse. Initialement, la station devait être construite en Camargue.

Mais la mairie d'Arles et les écologistes s'y sont formellement opposés. "Nous avons dû trouver un autre endroit aussi favorable, dit un ancien. Un lieu isolé, sans perturbations électromagnétiques et le plus près possible de la mer. C'est très important : les ondes rebondissent sur l'eau." Voilà pourquoi les marais. "A Saint-Laurent, la DGSE écoute les communications des militaires algériens, de la police aussi, dit une source bien informée. Cela leur donne une idée précise de qui perpètre certains massacres de civils..." Mais ce n'est pas tout. Ici, on intercepte également des émissions radio venues de plusieurs milliers de kilomètres et qui rebondissent sur les couches ionosphériques de l'atmosphère, puis sur l'eau. Il paraît qu'ainsi les espions français peuvent écouter les militaires pakistanais...